Les divers de Katika et Nyango (1)

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Joyeux anniversaire, Mister President of ‘La République’ !

Katika et Nyango, c’est nous. Nous sommes ces jeunes-là qui ne connaissons que toi comme Président de la République. On a vu les photos de ton banquet d’anniversaire écumer les réseaux sociaux de la diaspora et de la zone francophone du Cameroun. Les jeunes de mon âge, à Bamenda et Buéa, ne pouvaient même pas avaler la saliver de loin, puisque tu as décidé de leur couper Internet. Tu aurais dit à l’un de tes conseillers très spéciaux et préposés aux affaires de sécurité, en reprenant un adage bien de chez nous : « You chercha, you trouva; you trouva, you supporta ! »

On a vu sur le site de la Présidence de la République camerounaise que, toi, Paul Barthélémy Biya’a bi Mvondo aka « L’homme du 6 novembre », portait cet ensemble bleu sombre, sans doute acheté chez les Chinois du Marché Central d’Ongola… Ou quelque part à Nkol-Oloun, ici chez nous à Douala. Ou même à Genève… Anyway, Genève et Nkol-Oloun c’est la même chose, l’argent y a des chemins sinueux. le gros gâteau avec ces étages au sommet duquel trônait ton âge officiel : 84 ans, c’était pour nous dire quoi ? Que tu respires et qu’on peut mourir à Bamenda ? Il faut saluer ta femme hein… Elle a bien fait de zapper les bougies, en anticipant ton essoufflement, ton évanouissement, et peut-être plus… avant l’extinction de la 84ème bougie. Elle ignore quoi ? Son sourire large comme une pastèque quand tu tenais le couteau présidentiel-là, c’était pourquoi ? D’ailleurs même, le couteau-là, quel était son message ? Nous savons ! Ce que le couteau-là nous a déjà fait ici dehors… Des salaires jusqu’à nos vies, il a tout coupé ! Et le 13 février, tu as encore coupé, comme depuis des décennies. Vous vous gavez, et nous on trinque !!!

Chez nous, passer une journée sans manger est banal, mais toi, tu n’hésites pas à nous narguer avec des banquets obscènes ! Quand du côté de Bamenda et de Buéa, les sbires de ton régime matraquent, emprisonnent ceux et celles qui posent les vrais problèmes du Cameroun, toi, tu t’empiffres. Tes courtisans ont organisé une fête en ton absence en ce palais construit par les Chinois, mais mal leur en a pris car ENEO s’est invité avec une agréable surprise : (http://www.ocameroun.info/47524-eneo-a-sabote-fete-danniversaire-de-paul-biya.html.)

Au terme de ton festin présidentiel, n’oublie pas que Bamenda crie, Buéa pleure et le Cameroun a mal. Plus personne ne s’imagine que tu démissionneras. Tu as décidé de « finir avec nous ». Pas au sens français, mais bien camerounais, c’est-à-dire de nous user, de nous en faire baver ! Mais, tiens-toi tranquille, beaucoup d’entre nous souhaiterait te mettre aussi dans la sauce ! On verra bien si tu chanteras encore ce jour-là, s’il vient… Bon, puisqu’on dit que tu es catholique pratiquant, et que ton père était même catéchiste, voici notre cadeau d’anniversaire :

Ezéchiel 34, 02-04 : « Fils d’homme, prophétise contre les bergers d’Israël, prophétise. Tu leur diras : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Quel malheur pour les bergers d’Israël qui sont bergers pour eux-mêmes ! N’est-ce pas pour les brebis qu’ils sont bergers ? Vous, au contraire, vous buvez leur lait, vous vous êtes habillés avec leur laine, vous égorgez les brebis grasses, vous n’êtes pas bergers pour le troupeau. Vous n’avez pas rendu des forces à la brebis chétive, soigné celle qui était malade, pansé celle qui était blessée. Vous n’avez pas ramené la brebis égarée, cherché celle qui était perdue. Mais vous les avez gouvernées avec violence et dureté. »

Katika & Nyango

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