La haine des gens libres – Pour Julius Akum

Dans les années 1990, Georges Dickson, chanteur camerounais, avait ce titre où il mettait en scène un policier brutalisant un usager. Le premier, à coups de matraque, sommait le second de reconnaître cette terrible vérité sous la tyrannie du 6 novembre 1982 : « Mon CEPE dépasse ton BACC ». L’actualité camerounaise est immobile. C’est le propre même de la tyrannie. La qualité de cette dernière, c’est aussi de détester ceux qui pensent, parce que ceux qui pensent sont des hommes et des femmes libres. Comme ceux qui ont marché aujourd’hui dans notre pays et qui en sont morts ! Enièmes  victimes d’un régime tyrannique dont la marque est le pouvoir de mort. Ce 8 décembre 2016, Julius Akum est mort !!! Il était né en 1990. Une époque d’espérances pour notre pays où déjà, ses aînés avaient péri, « piétinés par balles » selon l’expression qui fit alors florès, face au cynisme et au déni d’Augustin Kontchou Kouomegni, depuis lors rentré dans les Archives de la Tyrannie comme l’une des figures les plus hideuses de notre temps. Va en paix Julius Akum. 

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